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Une artère plus directe que le boulevard du Front de mer, l'avenue Maréchal Foch, se détachait du boulevard Pitolet avant d'entrer dans Saint-Eugène, en laissant à droite le stade Marcel Cerdan, où l'on pouvait voir depuis 1950 un buste du célèbre boxeur, oeuvre du sculpteur André Greck.
------Cette avenue laissait à gauche les cimetières européen et israélite. Près de ces cimetières, on trouvait un café bien connu : "La Consolation". Les mauvaises langues prétendaient qu'il devait son nom à l'habitude prise de s'y réunir devant quelques anisettes, entre parents et amis d'un défunt, pour puiser quelque réconfort avant de rentrer chez soi.
-------À quatre kilomètres d'Alger, Saint-Eugène, 6ème arrondissement du Grand-Alger, point de départ de ce que l'on appelait la Côte Turquoise,était une station climatique dont les villas, entourées de jardins, dominées par l'église de Notre-Dame d'Afrique s'éparpillaient sur les basses pentes en bordure de Méditerranée.
--------La ville devait son nom au sentiment de reconnaissance de la population eenvers le comte Eugène Guyot, directeur civil de 1839 à 1844, qui favorisa la localité. En souvenir de la part qu'il prit à sa fondation, un autre village (Aïn-Benian) prit le nom de Guyotville.
-------Saint-Eugène, toutefois, ne constitua pas, dès le début, un centre indépendant. Ainsi que son voisin sur les collines, Bouzaréah, il relevait de l'agglomération de Pointe Pescadeet ne devint une commune qu'en 1871.
-------D'Alger, par le rivage, y menait une voie étroite, sinueuse, des plus accidentées, qu'une forte tempête, en 1851, vint encore rétrécir et raviner, après avoir emporté une partie du cimetière des consuls, situé à l'endroit où fut installé plus tard le petit théâtre Malakoff, resté légendaire. En dépit du voisinage des deux cimetières chrétien et israélite, créés, l'un en 1836, l'autre en 1849, la localité jouissait d'une constante faveur de la part des Algérois, très épris du charme de son bord de mer, surtout en période estivale, et de sa vallée des Consuls, où à l'époque turque se trouvaient les consulats de France, des Etats-Unis, d'Angleterre et de Belgique.
Source : «Alger de ma Jeunesse", Jacques Gandini, Éditions J.Gandini, Nice

 



Exposition Avril 1964  en prése





















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